Préface de Eliette Abecassis Au début, le chat du rabbin ne parle pas. Il est simplement libre comme un chat et ronronne dans les bras de la fille du rabbin, Zlabya, sa maîtresse adorée. Mais dans la maison du rabbin, il y a ce perroquet qui jacasse sans arrêt, et le chat le bouffe. Maintenant, il peut parler, et il commence par mentir : le perroquet est allé faire une course, dit-il, la gueule pleine de plumes. Mentir, c'est mal. Le rabbin décide donc de remettre le chat dans le droit chemin et d'en faire un bon Juif. Moyennant quoi, le chat exige de faire sa bar-mitsva. S'ensuivent des discussions très pointues avec le rabbin du rabbin, qui en conclut qu'on devrait noyer le chat. Malgré le plaisir qu'il prend à ergoter et chipoter à n'en plus finir, le chat a de la peine, depuis qu'il a la parole. Il a acquis un pouvoir dont il se passerait bien. Et finalement, il retourne vers le bonheur et les bras de sa maîtresse, à condition de se conduire comme un vrai chat et de ne plus jamais parler. Il est d'accord : " Ça vaut le coup de fermer sa gueule pour être heureux. " Il a seulement beaucoup de mal à fermer sa gueule en écoutant pérorer les disciples du rabbin, qu'il n'aime pas du tout, surtout celui qui veut épouser sa maîtresse... Sfar, qui est né lui-même dans une famille juive, met en scène une communauté juive du début du XXe siècle, à Alger. Dans un décor luxuriant de tissus, carrelages et tapis orientaux, il plante un héros qui semble sorti d'une poubelle : un chat écorché, anguleux, l'air d'avoir avalé un sac de clous ? hilarant. Têtu comme une bourrique et pas toujours avenant (bien que capable de tendresses renversantes), il a aussi avalé ce qui se fait de mieux en matière de raisonnement vicelard, thèse, antithèse, etc. Le résultat est une sorte de conte initiatique d'une grande beauté, où l'on apprend bien des choses sur l'usage de la parole, de la vérité et du mensonge. Une merveille de subtilité, d'émotion et d'ironie. Le rabbin et le chat du rabbin reviendront prochainement dans le Malka des lions.
Joann Sfar est né en 1971 à Nice. Dessinateur et scénariste de bandes dessinées, romancier, réalisateur, chroniqueur : son curriculum vitae tient de l'inventaire à la Prévert (normal, c'est l'un de ses écrivains préférés). Chef de file de la génération qui a renouvelé la bande dessinée dans les années 1990, il compte plus d'une centaine d'albums à son actif, de "Donjon" à "Pascin" et de "Klezmer" à "Chagall en Russie", sans oublier "Petit Vampire" ou "Aspirine". Son chef-d'oeuvre reste "Le Chat du rabbin", publié chez Dargaud (plus d'un million d'exemplaires vendus). Une série culte qu'il a adaptée en 2011, en collaboration avec Antoine Delesvaux, sous la forme d'un film d'animation qui a reçu un César. Une distinction qu'il avait déjà obtenue pour son "Gainsbourg (vie héroïque)", une biographie filmée du chanteur. S'il se définit lui-même comme un dessinateur compulsif qui ne passe pas un jour sans prendre son crayon, cet adepte d'un trait vivant jeté sur le papier est aussi un authentique écrivain. Car ce raconteur d'histoires accorde autant d'importance aux mots qu'aux images, aussi à l'aise devant ses planches que face à son écran d'ordinateur ou derrière une caméra. Il a récemment publié, avec succès, plusieurs romans : "Comment tu parles de ton père" (Albin Michel, 2016), "Le Niçois" (Michel Lafon, 2016), "Vous connaissez peut-être" (Albin Michel, 2017) ou encore "Modèle vivant" (Albin Michel, 2018). Et comme Joann Sfar ne saurait se contenter d'une seule actualité, le neuvième tome du "Chat du rabbin" (Dargaud) sort en octobre 2019. La même année paraît le premier volet des d'une aventure du "lieutenant Blueberry" (Dargaud) avec Christophe Blain, un « hommage » très attendu du chef-d'oeuvre créé par Jean-Michel Charlier et Jean Giraud. Pour notre plus grand plaisir, Joann Sfar développe l'univers du"Niçois" avec un premier spin-off "Fashion Week", une aventure hilarante et fictionnelle autour d'un fait divers ayant défrayé la chronique : le vol des bijoux de Kim Kardashian !
“话语是用来讲出真相的,不是真相的反面。” “所谓上帝,即一种话语。” “命名事物的时代早已终结,时过境迁,我们赋予事物的名字也已经无法准确地给出定义,结果挂在我们嘴上的只剩下空洞的词语。” “所谓逻各斯,就是正论、反论、总结。而犹太教,则是正论、反论、反论、...
评分“话语是用来讲出真相的,不是真相的反面。” “所谓上帝,即一种话语。” “命名事物的时代早已终结,时过境迁,我们赋予事物的名字也已经无法准确地给出定义,结果挂在我们嘴上的只剩下空洞的词语。” “所谓逻各斯,就是正论、反论、总结。而犹太教,则是正论、反论、反论、...
评分《拉比的猫》(Le Chat du Rabbin),作者尤安·史法(Joann Sfar),二〇〇二年出版第一册单行本,当年即获法国“漫画同业评委会大奖”,二〇〇六年被译介成英文,又在美国获得“艾斯纳最佳外国作品奖”。十五年来,这一系列作品风靡世界,已出版六册单行本,直到现在还很受欢...
评分“话语是用来讲出真相的,不是真相的反面。” “所谓上帝,即一种话语。” “命名事物的时代早已终结,时过境迁,我们赋予事物的名字也已经无法准确地给出定义,结果挂在我们嘴上的只剩下空洞的词语。” “所谓逻各斯,就是正论、反论、总结。而犹太教,则是正论、反论、反论、...
评分《拉比的猫》(Le Chat du Rabbin),作者尤安·史法(Joann Sfar),二〇〇二年出版第一册单行本,当年即获法国“漫画同业评委会大奖”,二〇〇六年被译介成英文,又在美国获得“艾斯纳最佳外国作品奖”。十五年来,这一系列作品风靡世界,已出版六册单行本,直到现在还很受欢...
我对《Le Chat du Rabbin, tome 1》的评价,更多的是出于对作者叙事技巧和思想深度的赞叹。这不仅仅是一本漫画,更像是一部精心编织的文学作品,只是载体有所不同。作者在情节的设置上,总能出人意料,却又在情理之中。每一个小小的伏笔,都在后续的故事发展中得到了巧妙的呼应,这种精妙的设计,让我在阅读过程中充满了探索的乐趣。我非常喜欢作者对人物塑造的拿捏,每一个角色都栩栩如生,仿佛就站在我面前,有着自己的喜怒哀乐,自己的坚持与妥协。尤其是一些角色的内心独白,那种真实而又略带忧伤的笔触,触动了我内心深处的情感。这本书让我看到了,即使是看似普通的日常,也能蕴含着如此丰富的人生哲理和情感张力。它没有宏大的战争场面,也没有跌宕起伏的爱情故事,但正是这种细水长流的叙事,却能够深深地打动人心。
评分不得不说,《Le Chat du Rabbin, tome 1》给我带来了一种非常独特且意想不到的阅读感受。一开始,我以为这可能只是一个轻松愉快的漫画故事,但随着故事的深入,我发现它所探讨的主题远比我想象的要丰富和深刻。作者在描绘主角与他周围人物的关系时,展现出了极高的人文关怀。我尤其对那些看似微不足道,却又在关键时刻起到推动作用的人物感到着迷,他们各自带着自己的故事和困惑,与主角的互动,为整个故事增添了层次感和真实感。那种不同文化背景下的碰撞与融合,在书中被描绘得淋漓尽致,既有冲突,也有理解,还有那种在理解中诞生的,超越隔阂的温情。我印象最深刻的是,作者在处理一些敏感话题时,并没有采取回避或者激进的态度,而是以一种非常温和且富有智慧的方式进行探讨,这让我感到非常钦佩。这种叙事方式,让我在享受阅读乐趣的同时,也能够对一些社会现象产生更深入的思考。
评分哇,说实话,我一开始拿到这本《Le Chat du Rabbin, tome 1》纯粹是因为封面设计,那种带着一丝神秘和怀旧的插画风格,一下子就抓住了我的眼球。我平时阅读的题材比较广泛,从悬疑小说到历史传记,但这类带有漫画元素的作品,我接触得不算多,所以抱着一种探索的心态翻开了它。刚开始,我确实被那种浓厚的宗教和文化氛围给吸引住了,作者在刻画人物时,那种细腻的情感和细致入微的心理描写,让我在阅读过程中时不时地会心一笑,又会陷入沉思。尤其是一些对话,虽然看似简单,但背后却蕴含着深刻的哲理,让人忍不住去反复咀嚼。我特别欣赏的是,作者并没有将故事写得过于说教,而是巧妙地将这些思考融入到日常的互动中,让读者在不知不觉中被引导去思考一些关于信仰、身份认同和文化碰撞的议题。这种潜移默化的影响,对我来说是一种非常愉快的阅读体验。而且,画风虽然是漫画,但细节处理得非常到位,无论是人物的表情还是场景的布置,都充满了艺术感,让人仿佛置身于那个充满异域风情的街头巷尾。
评分老实说,我拿到《Le Chat du Rabbin, tome 1》时,并没有抱有太高的期待,想着只是随便翻翻打发时间。但出乎意料的是,这本书很快就吸引了我,让我放下了手机,沉浸其中。我尤其喜欢作者在描绘生活细节上的功力,那种对人间烟火气的捕捉,让我感觉非常亲切。即使故事的背景设定在一个我并不熟悉的文化环境中,但人物的情感表达和生活片段,却有着普遍的共鸣。我特别欣赏的是,作者并没有刻意去制造戏剧冲突,而是让故事自然而然地发展,这种“润物细无声”的叙事方式,反而更能触动人心。书中那些看似朴实的对话,却充满了智慧的光芒,让我反思自己与他人的相处之道。而且,画风也很讨喜,虽然不是那种特别华丽的风格,但却有一种返璞归真的美感,让人看着很舒服。
评分《Le Chat du Rabbin, tome 1》带给我的,是一种久违的阅读的宁静感。在如今快节奏的生活中,能够找到这样一本能够让你慢下来,去感受故事细节,去体会人物情感的作品,实属不易。作者的笔触非常细腻,对每一个场景的描绘,都充满了画面感,仿佛能听到街头的喧嚣,闻到食物的香气。我尤其赞赏作者对人物内心世界的探索,那些看似微不足道的烦恼,那些不为人知的渴望,都被他一一呈现出来,让读者能够感同身受。这本书没有太多惊心动魄的情节,更多的是一种对生活本身的观察和思考。它让我看到了,即使在看似平淡的生活中,也隐藏着不为人知的复杂性和深刻性。这种对“平凡”的深刻挖掘,让我对生活有了新的认识。
评分好想收齐一整套啊。
评分一只猫把鹦鹉吃了开始讲很多话,挑战各种犹太教义。当动物还是比当人幸福,没那么多复杂思想
评分一只猫把鹦鹉吃了开始讲很多话,挑战各种犹太教义。当动物还是比当人幸福,没那么多复杂思想
评分Sfar的画,还是不太提得起兴趣
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